mercredi 18 février 2009

Dia 1: Bilbao-Sevilla

Départ de Bilbao sous la pluie et nous retrouvons Karolina Plaza Moyua qui nous offre des sucettes en forme de coeur en souvenir d'une soirée Erasmus passée ensemble. Et nous mangeons notre dernière Napolitana made in Bilbo!

Nous prenons le bus avec Noëlle et Laura jusqu'à l'aéroport, notre avion décolle à 16h20.

Arrivée à l'aéroport de Séville, rien que de l'aéroport au centre ville, nous nous sentons dépaysées: SOLEIL, orangers, palmiers, architectures aux influences arabes.

Nous trouvons rapidement notre hôtel avec bar, point internet et wifi, petit-déjeuner, terrasse avec piscine et une chambre pour 8 personnes que nous partageons avec trois américains.

Le soir, nous nous laissons entraîner à une soirée organisée par l'hôtel: tapas et spectacle de flamenco, olé! La danseuse est impressionnante et, elle semble possédée par la musique. C'est très beau et on ressent toutes les émotions.
Puis, nous errons à la recherche de discothèques où s'amuser le reste de la nuit.
Laura, Aurore, Noëlle, Amani, Anaïs

samedi 31 janvier 2009

Vitoria-Gasteiz

Hier matin, grand soleil au réveil, puis petite vérification de la météo sur internet: si je veux aller à Vitoria, c'est aujourd'hui ou jamais!! Ni une ni deux, je me décide et vais prendre mes billets de train à San Mamés, 1h15 de bus, ce n'est quand même pas eurolines!!
En plus, j'ai trouvé un plan et des explications de la ville, dont un circuit à faire à pieds, dans un magasine qu'on m'avait donné lors de mon inscription. Ca permet de m'occuper dans le bus!

Voici ce que j'apprends: cette ville est la capitale de la Communauté Autonome Basque (d'où quelques attentats comme diraient des mauvaises langues), et c'est aussi la capitale d'Alava-Araba (tout comme Bilbao est la capitale de Vizkaia). D'après le prospectus, Vitoria est: "l'une des villes à la qualité de vie la plus élevée d'Europe, grâce à d'amples espaces verts, des rues piétonnes et un quartier médiéval", bref, j'ai hâte de voir ça de plus près!

Le plan de la ville médiévale et piétonnier








Je pars à 13h et à ma grande surprise, à 13h45 nous sommes déjà à Vitoria, MAIS on fait pleins d'arrêts dans la ville, avant de rejoindre enfin la gare routière! J'ai sorti mon plan et décide d'aller rejoindre le début du circuit: la fameuse place de la Virgen Blanca. Evidemment, inutile de dire que je me perds en cours de route et je me retrouve (par chance) sur la place del Machete qui me donne un très bel aperçu de ce qui m'attend!
La Place Machete avec la Paroisse de San Miguel.



Je veux à tout prix commencer par le commencement, sauf que je pars dans le mauvais sens: je fais le circuit à l'envers! C'est pas grave, j'ai tout mon temps, et je fais la touriste!

Au loin, la nouvelle cathédrale (la cathédrale Santa Maria est malheureusement en travaux!).

Les petites rues parallèles et en pente me font penser à la visite de la veille à Portugalete... Les architectures sont toutes surprenantes et pourtant situées les unes à côtés des autres. Et pour cause, la ville a été ravagée par un incendie puis reconstruite.
Victoire, après avoir traversé de long en large les principales rues de la ville fortifiée, je trouve enfin la place de la Virgen Blanca (au passage, je me suis encore perdue, car la ville est beaucoup plus petite que ce que je pensais et j'ai tendance à aller trop loin!!!)!


On peut voir la paroisse de San Miguel dans toute sa spendeur!
Et la plaza de España me fait penser vaguement à quelque chose...et oui, la Plaza Nueva de Bilbao!

La visite continue, ou plutôt commence, maintenant que je suis au point de départ! Je prends la calle Herreria (rue des forgerons) où je peux voir la paroisse de San Pedro.
La paroisse San Pedro
Le Palais des Alava-Araba Esquivel


Plus loin se trouve le Portalon, une ancienne auberge médiévale faite de brique et de bois.
Le Portalon













Je continue mon petit circuit et retourne sur la Plaza del Machete pour passer par los Arquillos (les portiques).
Et je rejoins ainsi la Plaza de la Virgen Blanca mais en arrivant du haut de l'église San Miguel avec sa célèbre statue en bois de la "Virgen Blanca" (por supuesto!) admirée par la statue d'un basque.

La Virgen Blanca
Un basque sympathique mais peu bavard (remarquez le bérêt et le parapluie!!)
Changement de quartier et changement d'époque, voici la nouvelle cathédrale nueva ou de Maria Inmaculada de style néogothique.
La casa del Cordon

vendredi 30 janvier 2009

Getxo

J'ai voulu tester le Pont, histoire de traverser le Nervion et rejoindre Getxo, ville que je ne connais absolument pas.J'avais essayé de trouver quelques lieux incontournables sur internet avant d'y aller, mais visiblement, il n'y pas grand chose à voir (!?) à part la rive, le vieux port et le fort... Je ne m'aventure donc pas dans le centre!
Quelques petites plages












Mais Getxo est une ville qui s'étend le long de la mer, et finalement, de bonnes chaussures sont sans doute nécessaires pour profiter du paysage! Je profite du beau temps (jusque 18°C) et du soleil qui donne une superbe lumière sur l'eau du port...

Avec vue sur Portugalete

jeudi 29 janvier 2009

La Puente Colgante o Puente de Vizkaia

Alors, pour le côté culturel, le Pont Bizkaia est le premier pont suspendu à transbordeur au monde, dont la fonction principale est de relier les deux rives de la rivière Nervion entre Portugalete et Getxo ( Las Arenas ) où se trouve la salle des machines.

Les travaux débutèrent le 4 août 1890 et son inauguration eut lieu 3 ans plus tard, le 28 juillet 1893 au milieu d'une forte tempête.
Plus connu sous le nom de pont suspendu, il est classé au patrimoine historique et artistique ( 2002 ). On le considère comme le plus remarquable représentant l'ère
industrielle. Du haut de ses 63 mètres, cet ouvrage de 160 mètres de long assure 365 jours par an et 24 heures sur 24 un service régulier de transbordement de passagers et de véhicules, avec une moyenne de 16.300 piétons et 1.200 véhicules/jour.

Portugalete y la Puente Colgante

Ca faisait longtemps que je n'avais pas vu du pays, et j'avoue que ça me manquait un peu, et puis, entre les révisions et les tempêtes en tous genres, difficile de sortir...
Mais voilà, il me reste un exam, et qui n'a lieu que dans une semaine... je ne vais quand même pas réviser pendant une semaine...??? j'essaie de me motiver et de retrouver la bande de français à la bibliothèque à côté de la Diputacion (la grande bibliothèque de Bilbao!), mais je ne les trouve jamais et me retrouve en solitaire à étudier une semaine à l'avance...!
Alors, aujourd'hui, je profite de ma petite connexion internet pour vérifier le temps: nuageux sans pluie et plus de 15°C! Je me décide: direction Portugalete (25minutes en métro!).

Ce n'est pas la première fois que je viens à Portugalete, mais il faut avouer que la dernière fois, je n'avais pas vu grand chose, puisqu'on avait été au resto mexicain!

Je commence la visite par le Covento de Santa Clara







Les petites ruelles typiques me mènent dans le centre historique









Me voici ensuite sur la Plaza del Solar, qui n'est pas seulement la place qui donne sur le Pont de Bizkaia, mais aussi la place de l'hôtel de ville (Ayuntamiento).
Je rejoins la Basilica Santa Maria, histoire de passer dans ces rues tellement typiques (avec la particularité à Portugalete, d'être en pente!!!!), et aussi pour profiter de la vue du haut de cette basilique.

La Basilique donne sur un place avec la statue de Don Lope Garcia de Salazar, un historien de Viskaia du 15e siècle.


Autre célébrité: Victor Chavarri, un ingénieur de la fin du 19e siècle qui participa au développement économique et à l'industrialisation de la région.

Mais Portugalete est surtout une ville portuaire connue pour son fameux pont qui la rejoint à Getxo, et au quartier de las Arenas.

mercredi 7 janvier 2009

el viaje con Eurolines

Je raconte un peu tard mon retour en Espagne, et pourtant qu'est-ce qu'il fût chaotique... En fait, vu que j'avais longuement hésité à faire le nouvel an à Bilbao, et finalement préférant le faire en France, il a fallu que j'envisage mon retour avec des prix astronomiques (200€ l'aller en avion), et la compagnie low-cost Click-air arrêtant la ligne Paris-Bilbao, alors je me suis résignée à repartir en bus: Reims-Bilbao, soient 12h de bus (officiellement!!). Mais, bon, mes amis français repartent aux aussi avec Eurolines le même jour (de Paris, Nantes et Tours), avec un peu de chance, j'espère me retrouver avec eux dans le bus...

Maman m'emmène à Reims, départ prévu pour 17h15 mais il est préciser qu'il vaut mieux se présenter en avance. Le lieu de rendez-vous est plutôt inhabituel, mais avec les travaux pour construire le tram à Reims, ce n'est pas si étonnant. L'heure tourne et nous ne sommes que deux à attendre... C'est plutôt bon signe, je pourrais m'assoir où je veux dans le bus, et même m'allonger! Moins terrible que prévu finalement...

Le fameux bus Eurolines








A l'heure pile, ce n'est pas Eurolines qui débarque mais un bus portugais... why not? Les gens, qui en fait était regroupé plus loin, se bouscule pour rentrer les premiers. Devant le bus, je me sens déjà au Portugal... et là, je regrette de ne pas avoir plus bosser mes cours de portugais l'année dernière... Au pire, je saurais me présenter et dire merci!!
Je suis les personnes devant moi qui se dépêchent pour s'installer, le bus est déjà pleins à craquer, aucun siège libre ne sont côte-à-côte, et je finis par demander à un monsieur si je peux me mettre près de la fenêtre pour dire aurevoir à ma mère... le monsieur est d'accord mais il veut que je bouge après (alors que sa femme est de l'autre côté... bizarre!). Le chauffeur met du temps à mettre tous les bagages en soute, Maman repart, et là, on demande (toujours en portugais!) si il y a quelqu'un qui va à bilbao. Je lève la main, et là je me fais ENGUEULER par le chauffeur parce que je ne lui ai pas montré mon billet. J'ai beau lui expliquer que j'ai suivi les gens devant moi, que je n'avais pas vu qu'ils avaient montré leur billet, il s'en fout et continue à m'humilier en me criant dessus. Bon, ce que je découvre, c'est qu'il parle français! (il faut toujours positiver dans ces moments-là!!)
Les gens autour de moi semblent avoir pitié de moi, et mon voisin essaie de me parler, il a l'air de comprendre l'espagnol... Arrivée en région parisienne, le chauffeur du bus annonce que les deux passagers qui vont à Bilbao devront changer de bus à la pause du dîner! Evidemment, mes voisins me demandent soit la traduction, soit ils tentent de m'expliquer ce que j'ai déjà compris!
On s'arrête à l'aire d'autoroute et je vais voir le chauffeur pour qu'il m'explique comment ça se passe ce "transfert de passagers " (pour ne pas dire clandestins, parce que finalement, y avait un peu de ça!!). Il me refait la moral, mais gentiment, et me rassure en me disant que je n'ai pas à m'inquiéter, qu'ils ne partiront pas tant que nous ne serons pas montées dans l'autre bus...
L'autre bus tarde à venir, on remonte dans le bus (là, les portugais ne comprennent plus rien et sont à la limite de me jeter dehors!), et ALLELUIA un bus arrive!!! Le chauffeur nous accompagne, donne la marchandise (c'est nous la marchandise!) et repart. Sauf qu'en fait, mon nouveau bus, n'a pas encore fait sa pause dîner... cool, encore 45 minutes de pause!! youpi!! La française qui est avec moi (la deuxième passagère pour Bilbao) est exaspérée! et moi aussi!
On remonte enfin dans le bus...mais on ne part pas! et non, on attend un troisième bus qui doit nous apporter quelqu'un pour Bilbao!
Du coup, on nous fait patienter avec "les flics de beverly hills" en VO, sous-titré en portugais (l'occaz de faire des révisions, évidemment!!).
Mon voisin est sympathique, un monsieur d'un certain âge qui va à Malaga et mon autre voisin de l'autre côté de la rangée est un français sympa avec qui je discute un peu. Bref, nous continuons notre voyage, SAUF qu'évidemment il continue à neiger et les routes ne sont absolument pas dégagées. Alors, en plus du manque de confort (pour ne pas dire absence de confort), je me réveille dès que le bus roule sur la bande d'arrêt d'urgence, ou glisse, ou freine... et surtout, on n'a pas de ceinture de sécurité!!
J'ai des nouvelles de Marco, qui finit par arriver largement avant moi, puisque je ne débarque que vers 8h30 (au lieu de 6h...!!). Et histoire de finir en beauté, je prends le métro dans le mauvais sens et je dois attendre plus de 20 minutes pour le reprendre dans l'autre sens (et oui, jour férié, donc moins de métro!!)...

Tout ça pour dire que, finalement, je vais rentrer en avion... je crois que c'est plus prudent!