Maman m'emmène à Reims, départ prévu pour 17h15 mais il est préciser qu'il vaut mieux se présenter en avance. Le lieu de rendez-vous est plutôt inhabituel, mais avec les travaux pour construire le tram à Reims, ce n'est pas si étonnant. L'heure tourne et nous ne sommes que deux à attendre... C'est plutôt bon signe, je pourrais m'assoir où je veux dans le bus, et même m'allonger! Moins terrible que prévu finalement...
A l'heure pile, ce n'est pas Eurolines qui débarque mais un bus portugais... why not? Les gens, qui en fait était regroupé plus loin, se bouscule pour rentrer les premiers. Devant le bus, je me sens déjà au Portugal... et là, je regrette de ne pas avoir plus bosser mes cours de portugais l'année dernière... Au pire, je saurais me présenter et dire merci!!
Je suis les personnes devant moi qui se dépêchent pour s'installer, le bus est déjà pleins à craquer, aucun siège libre ne sont côte-à-côte, et je finis par demander à un monsieur si je peux me mettre près de la fenêtre pour dire aurevoir à ma mère... le monsieur est d'accord mais il veut que je bouge après (alors que sa femme est de l'autre côté... bizarre!). Le chauffeur met du temps à mettre tous les bagages en soute, Maman repart, et là, on demande (toujours en portugais!) si il y a quelqu'un qui va à bilbao. Je lève la main, et là je me fais ENGUEULER par le chauffeur parce que je ne lui ai pas montré mon billet. J'ai beau lui expliquer que j'ai suivi les gens devant moi, que je n'avais pas vu qu'ils avaient montré leur billet, il s'en fout et continue à m'humilier en me criant dessus. Bon, ce que je découvre, c'est qu'il parle français! (il faut toujours positiver dans ces moments-là!!)
Les gens autour de moi semblent avoir pitié de moi, et mon voisin essaie de me parler, il a l'air de comprendre l'espagnol... Arrivée en région parisienne, le chauffeur du bus annonce que les deux passagers qui vont à Bilbao devront changer de bus à la pause du dîner! Evidemment, mes voisins me demandent soit la traduction, soit ils tentent de m'expliquer ce que j'ai déjà compris!
On s'arrête à l'aire d'autoroute et je vais voir le chauffeur pour qu'il m'explique comment ça se passe ce "transfert de passagers " (pour ne pas dire clandestins, parce que finalement, y avait un peu de ça!!). Il me refait la moral, mais gentiment, et me rassure en me disant que je n'ai pas à m'inquiéter, qu'ils ne partiront pas tant que nous ne serons pas montées dans l'autre bus...
L'autre bus tarde à venir, on remonte dans le bus (là, les portugais ne comprennent plus rien et sont à la limite de me jeter dehors!), et ALLELUIA un bus arrive!!! Le chauffeur nous accompagne, donne la marchandise (c'est nous la marchandise!) et repart. Sauf qu'en fait, mon nouveau bus, n'a pas encore fait sa pause dîner... cool, encore 45 minutes de pause!! youpi!! La française qui est avec moi (la deuxième passagère pour Bilbao) est exaspérée! et moi aussi!
On remonte enfin dans le bus...mais on ne part pas! et non, on attend un troisième bus qui doit nous apporter quelqu'un pour Bilbao!

Du coup, on nous fait patienter avec "les flics de beverly hills" en VO, sous-titré en portugais (l'occaz de faire des révisions, évidemment!!).
Mon voisin est sympathique, un monsieur d'un certain âge qui va à Malaga et mon autre voisin de l'autre côté de la rangée est un français sympa avec qui je discute un peu. Bref, nous continuons notre voyage, SAUF qu'évidemment il continue à neiger et les routes ne sont absolument pas dégagées. Alors, en plus du manque de confort (pour ne pas dire absence de confort), je me réveille dès que le bus roule sur la bande d'arrêt d'urgence, ou glisse, ou freine... et surtout, on n'a pas de ceinture de sécurité!!
J'ai des nouvelles de Marco, qui finit par arriver largement avant moi, puisque je ne débarque que vers 8h30 (au lieu de 6h...!!). Et histoire de finir en beauté, je prends le métro dans le mauvais sens et je dois attendre plus de 20 minutes pour le reprendre dans l'autre sens (et oui, jour férié, donc moins de métro!!)...